
À la fois dystopie et utopie, L’école du sable nous emmène à la rencontre d’Esse, une jeune insulaire qui nous relate d’une part les us et coutumes de son peuple et d’autre part son histoire d’amour avec Erre. Sur l’ile, les gens ne peuvent rêver la nuit, sauf en compagnie d’une autre personne, ce qui leur permet non seulement de mieux se connaitre mais aussi de voyager vers d’autres univers, d’où ils tireront des leçons. Au cours de ses périples, Esse explore le sens de l’amour et de la sexualité, s’interroge sur sa relation avec « l’autre », et remet en question certaines règles. En somme, elle cherche sa place dans cette société.
À travers une écriture onirique et des thématiques engagées, l’autrice explore les liens entre les individus et les contraintes imposées par leur société. Une œuvre qui invite à rêver tout en remettant en question notre vision du monde.
Les gens d’autrefois ont aussi fait disparaitre de merveilleuses espèces animales… avec des trompes, de longs cous, des tas de pattes velues, des ailes et des rayures jaunes et noires, des feulements, des aboiements, des gazouillis, des plumes rouges et bleues, des écailles scintillantes.
J’espère qu’un jour je rencontrerai ces créatures en rêve.
Je leur chanterai la plus belle de mes chansons.

Photo: image par Lyne Gareau (acrylique et collage)
Ce qu’en pensent les lectrices et lecteurs

L’École du Sable est un exercice de réflexion qui tombe à point nommé. J’étais tellement heureuse de voir jouer l’imagination de l’auteur, de nous faire considérer: si… il n’y avait pas de livres, pas d’Internet avec ses possibilités illimitées de communication compulsive, de gourmandise en informations et de consommation (lire la suite)